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N° 10

Mars – Avril 2014

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Mot du Président.

Ca y est ! nous avons franchi une étape importante, nous avons

atteint les vacances de Pâques, (d’aucuns parlent de vacances

de printemps, mais gardons nos traditions !).

Cette année elles se sont allongées d’un jour, celui du lundi de

Pâques Nos étudiants en sont bien sûr ravis, mais la dernière

étape qui se profile est certainement la plus dure, celle du

troisième trimestre.

C’est surtout celle de tous les espoirs.

Bonne chance et bon travail aux étudiants !

Au niveau de la préparation en vue du bicentenaire de la

naissance de Don Bosco, ça bouge doucement : les projets se

précisent, nous en parlerons plus concrètement dans l’Ami de

juin.2014.

Des nouvelles du site ( www.anciens-idb-val-dor.

be): il

fonctionne bien, il est mis à jour régulièrement et le nombre de

visites augmente sans cesse.

Un tout grand merci à Marc

Weber qui en est l’artisan.

Roger Ost.

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Le coin du poète.

L’albatros

Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage

Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,

Qui suivent, indolents compagnons de voyage,

Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,

Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,

Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches

Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !

Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !

L'un agace son bec avec un brûle-gueule,

L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées

Qui hante la tempête et se rit de l'archer ;

Exilé sur le sol au milieu des huées,

Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

Charles Baudelaire

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Fancy-fair à Hornu

Cette fête dure 3 jours bien remplis par tout un tas d’activités.

Notamment un tournoi de mini-foot qui allume les passions des

jeunes de 8 à 16 ans.

Ce dimanche 23 mars, nous arrivons

presque au bout de la Belgique vers 8h30.

Je me surprends à

inspecter les lieux

d’un rapide tour de

regard.

Le

« château »,

une

imposante

bâtisse

de trois niveaux se

dresse derrière un

parc garni d’arbres

et de parterres ça et

là. On nous dirige

par un dédale de

couloirs

et

de

grandes pièces, le tout encombré par toutes sortes d’objets, les

uns insolites, les autres d’origine africaine : c’est un marché

aux puces sagement situé à l’intérieur, la saison est pourtant

particulièrement clémente !

Je passe devant un local cave qui est aménagé dans un décor

rustique mais convivial.

C’est, me dit-on, le local de la maison

des jeunes.

Ce dernier donne sur une cour que nous traversons.

J’y aperçois une ou deux personnes s’affairant autour d’une

sorte de barbecue.

Nous entrons dans un local.

Nous sommes accueillis par RP

Pierre

Dessy et sa communauté de fidèles pour l’office

dominical, une célébration toute simple et en toute sérénité.

.

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Quand nous sortons, le centre est en effervescence, nous

retraversons quelques locaux pour nous retrouver dans une

sorte

de

véranda

encombrée

de

vélos.

Pierre

me

montre des

appentis qui

jouxtent

la

cour décrite

tout

à

l’heure,

en

me

disant

qu’il s’agit

du domaine

de Bruno ! C’est ainsi que j’apprends que notre délégué

s’adonne aux joies de la mécanique.

De l’autre côté, nous

entrons dans une construction plus récente, c’est la salle des

fêtes, gymnastique, réunions, etc.

Les parents se pressent aux fenêtres, il ne fait pas très chaud,

les matchs ont commencé.

Le mini-foot impose aux

participants de se lever tôt, même le dimanche !

L’ambiance est bon enfant, je ne reconnais pratiquement

personne, et pourtant je me sens là comme chez moi.

Après

quelque temps passé autour du terrain de sport, la curiosité me

pousse à inspecter les lieux non visités : cage à poules, enclos

d’oies et dindons, potager et fines herbes.

Sous la houlette de

quelques volontaires, le centre peut vivre pratiquement en

autarcie.

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Il est treize heures, le repas : Un « poulet frites » qui ne tiens

presque pas sur

l’assiette ! Les

anciens

pensionnaires et

les nouveaux se

retrouvent et se

fondent dans les

conversations

parsemées

de

souvenirs

et

anecdotes.

Comme la route

du retour est

assez longue , nous décidons de partir . Un mot résume la

journée : Sympa.

Michel Roggeman

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Dans nos familles

C’est avec joie que nous pouvons annoncer la naissance de la

petite Leila le 21 mars 2014 au foyer de Benédict et Justine

COLPAERT professeur à la section menuiserie.

Félicitations aux heureux parents !

L’institutrice et le gamin.

L'histoire vraie d'une institutrice de dernière année de

maternelle.

Au milieu de janvier, le mois le plus dur pour tout le monde .

...

en effet, elles sont vraiment difficiles à enfiler.

Après avoir poussé, tiré, re-poussé et tiré dans tous les sens, les

bottes sont enfin chaussées et le gamin dit :

"Elles sont à l'envers, maîtresse".

La maîtresse attrape un coup de chaud quand elle s'aperçoit

qu'en effet il y a eu inversion des pieds.

..

Bref, nouvelle galère pour les enlever et rebelote pour les

remettre mais elle réussit à garder son calme jusqu'à ce que les

bottes soient rechaussées, aux bons pieds.

Et là, le gamin lui dit avec toute la candeur qui caractérise les

enfants :

"C'est pas mes bottes".

A ce moment, elle fait un gros effort pour ne pas exploser, fait

un tour sur elle-même en se mordant les lèvres, se calme et lui

demande pourquoi il ne l'a pas dit avant .

.....

Comme le gamin voit bien qu'il a contrarié sa maîtresse, il ne

répond pas.

Elle dit alors : « Bon, allez, on les enlève » et elle

se met à nouveau au boulot.

Le deuxième pied est presque sorti quand le gamin poursuit :

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"C'est pas mes bottes, c'est celles de mon frère, mais

maman a dit que je dois les mettre".

Là, elle a envie de pleurer mais, une nouvelle fois, elle se

calme et entreprend de lui re- re- mettre ses bottes.

L'opération est enfin réussie et la maîtresse se sent fière d'avoir

réussi.

Pour aller jusqu'au bout, elle le met debout, lui fait enfiler son

manteau, lui met son cache-nez et lui demande :

Où sont tes gants?".

Et le gamin répond le plus simplement du monde :

"Pour pas les perdre, je les ai mis dans mes bottes.

"

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le mot du matin

Hyppolite s’est laissé tenter à regarder une émission de télé-

crochet musical.

Les candidats se présentent seul face à leur

destin.

Ils sont plongés dans l’arène, avec leurs peurs, avec

leurs talents, avec leurs imperfections.

Les juges ne font pas de

cadeau, les concurrants le savent, ils sont obligés de donner le

meilleur d’eux-mêmes.

Lorsque la prestation est terminée,

viennent les commentaires.

Souvent, en cas d’échec, il leur est

reproché d’avoir trop imité l’original, l’interprétation n’est pas

assez personnalisée.

Don Bosco nous a transmis dans ses écrits, sa pédagogie.

Elle

est adaptée aux jeunes de son temps, elle est source de

méthodes mais il est de notre devoir de l’adapter à notre

époque.

L’éducateur doit forcément assumer une part d’audace.

Il a pris l’habitude de recevoir tout ce qui l’entoure, mais il doit

accepter que chaque jour, une lumière nouvelle apparaisse.

Pour avancer, il doit sortir des chemins bien tracés et inventer

de nouvelles saisons.

Luc

Luc Tilman

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Décès

C’est avec tristesse que nous avons appris le décès du RP

Victor SERRUYS à l’âge de 91 ans.

Il a été pendant de nombreuses années l’aumônier des Anciens.

Même lorsque sa santé était défaillante, il a toujours tenu à

franchir la porte entre les deux écoles, maintenant ainsi une

présence Salésienne chez nous.

Merci à toi Victor nous penserons et penserons à toi dans nos

prières.

Ses funérailles ont eu lieu le

mardi 22 avril.

Tu ne viendras plus nous voir

!

Chaque

matin,

Hyppolite

guettait le bruit de ton pas.

Lent, une chaussure qui frotte

légèrement le sol, tu venais

nous souhaiter le bon jour.

Pas

de grand discours, simplement

un sourire et trois petits mots.

Un mot du jour à ta façon, un

petit geste pour chacun ! Et le

retour vers ta communauté, tu le programmais après le passage

des rangs, tu voulais voir les jeunes entrer dans le bâtiment.

Même si tu te plaçais dans le chemin, aucun ne t’aurait

bousculé, ils avaient bien du respect, sans trop savoir qui tu

étais vraiment ; j’ai entendu demander si tu étais don Bosco !

La frontière entre les deux écoles, tu la passais plusieurs fois

par jour.

Cela t’a valu quelques critiques.

Tu as laissé passer

l’orage et tu nous es revenu.

Comme le petit prince pour le

renard, ta présence nous était utile, ta régularité nous

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apprivoisait, les jours qui ne permettaient pas ta venue, chacun

se posait des questions.

Tu nous as communiqué l’humour, tes réponses directes étaient

parfois déconcertantes, sans jamais blesser.

Sans oublier, ton

flair pour les sucreries, à chaque anniversaire fêté autour de

petits gâteaux.

Comme par hasard, tu venais voir si tout allait

bien.

Tu nous as donné des conseils, tu nous as soutenus, tu nous as

montré l’exemple de la présence parmi les jeunes.

Hyppolite a entendu dire que pendant les vacances scolaires, tu

venais voir le groupe d’enfants qui venaient vivre des activités

dans notre maison.

Et si rien ne se passait, tu étais pressé de

voir les congés se terminer.

Aujourd’hui, tu ne viendras plus nous voir, mais je suis per-

suadé que tu passeras ton éternité à passer de nuage en nuage

pour rencontrer les jeunes du pays de l’au-delà.

Bonne route à toi, Victor.

Luc Tilman

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Journée portes Ouvertes 2014

Et bien oui, ils ont osé, ils ont réédité l'événement : toutes les

écoles de la Communauté Française ouvrent leurs portes le

même jour.

.. cela nous fiche un sacré courant d'air sur le

nombre de visiteurs, il faut bien l'avouer.

Visiter 3 écoles

même jour, cela tient du Marathon ! Certaines familles

fignolent encore leur choix d'orientation en se promenant à

travers les ateliers, mais la plupart savent déjà pourquoi ils

viennent.

Du point de vue de l'atelier d'imprimerie (vous savez, le plus

intéressant atelier de l'Institut, là, au fond, .

..), on peut dire qu'il

n'y a pas eu foule.

Certes un flot constant de visiteurs, mais

léger.

Normal, depuis que toutes les écoles ouvrent leurs portes

le même jour.

On ne va pas s'en plaindre, car, de ce fait, nous avons vraiment

tout le temps de nous consacrer à nos visiteurs.

Je dirais même

qu'un vrai dialogue a le temps de s'installer entre, non

seulement entre les parents et les enseignants, mais aussi entre

eux-ci et le jeune qui pourrait nous rejoindre bientôt.

Venant

souvent de l'enseignement général, il se demande à quelle

sauce il va être mangé dans « cette école de fous », avec les

« professionnelles ».

On parle donc de choses très importantes

et parfois confidentielles au sujet, notamment, des raisons qui

amènent le jeune dans nos murs : un parcours scolaire

chaotique, une situation familiale compliquée, une adolescence

difficile à gérer, ..

... Bref : des choses essentielles.

Quelques

instants pour lui expliquer ce qu'est la maison de Don Bosco et

qu'il est le bienvenu chez nous où l'on applique un grand

principe, base de notre enseignement : faire confiance au jeune.

Déjà, là, il se demande pourquoi je lui dis que la porte lui est

grande ouverte, car, comme c'est la Journée Portes Ouvertes, il

le savait déjà.

...(on est peu de choses, hein.

..)

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C'est aussi à chaque fois un moment important pour tous les

acteurs de l'événement, car vu l'ambiance plus détendue dans

les ateliers, on passe, élèves et enseignants, une journée à

travailler et faire vivre notre école ensemble, on passe « un

moment à vivre quelque chose de différent », surtout que le

traditionnel et copieux « petit » déjeuner (couques au beurre,

croissants et cacao) a mis tout le monde de bonne humeur.

Je vous laisse, je fermerai la porte en sortant.

.....

Luc Mommens

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Fraiture, du 11 au 13 avril 2014,

Jean

François Lecomte

Professeur retraité de la section menuiserie Jean-François nous

avait habitués à un certain

style.

Nous avons pu

apprécier son originalité

et son audace ; par ces

conceptions particulières

dans le choix et les

mariages d’essences de

bois

( visitez la chapelle du 1°

étage à l’école) la conception de

mobiliers et leurs fresques marquetées ; par ces sculptures de

constructions tantôt flamboyantes aux personnages fins et

élancés , tantôt massives et impressionnantes en volume et en

taille; par ces personnages

évoqués sous des chapeaux

mystérieux .

.. mais cette fois-ci, il semble qu’il aurait tiré un

trait là dessus : Sa nouvelle quête se tourne vers la

simplification maximum.

Ainsi, les toits de Provence, un

troupeau de vaches qui broutent, des sapins jonchés ça et là

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dans nos fagnes, autant de sujets (et d’autres) qui ont inspiré JF

pour ne plus les représenter que par quelques traits qui

s’orientent dans un même sens, une direction, en un mot, une

ligne droite.

C’est cette dernière que, je crois, recherche

pendant un temps JF, sans doute pour trouver un nouvel

horizon.

.. Attention ! Quand on se promène sur la plage, cette

dernière ligne nous semble rectiligne, et pourtant elle tourne

Mais c’est une autre histoire

Michel Roggeman

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Association des Anciens de Don Bosco.

De Woluwé Saint Pierre ASBL(1920).

Compte BE42 0680 56544054.

Périodique bimestriel (sauf Juillet Août)

Editeur responsable : Roger Ost.

Av Du Val D’Or 90D – 1150 Bruxelles.

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